La mort est un nouveau soleil

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La mort est un nouveau soleil

La mort est un nouveau soleil

L’auteur ; Elisabeth Kübler-Ross

Editions du Rocher; 1984 en allemagne et 1988 pour la traduction farnçaise.

Ce qu’en dit l’éditeur;

« Mourir est déménager dans une maison plus belle.C’est tout simplement abandonner son corps physique de même que le papillon sort de son cocon. » Ces mots de joie sont ceux que prononce chaque jour le docteur Elisabeth-Kübler Ross au chevet de ses patients. Docteur honoris causa de plusieurs université dans le monde, ce médecin suisse est reconnu par ses pairs comme faisant autorité en matière de thanatologie.

En effet, elle a compris que les êtres qui sont au seuil de la mort « n’hallucinent » pas quand ils voient des personnes décédées venir les chercher. Lors de leur expérience extra-corporelle, des aveugles recouvrent la vue, des en cours de chimiothérapie se voient dotés d’une chevelure abondante et d’un corps en bonne santé.

Les expériences scientifiques du docteur Kübler-Ross permettent de confirmer l’existence d’une vie après la mort. Celles-ci n’est que le passage à un autre état de conscience dans lequel on continue à sentir, et où l’a^me et l’esprit peuvent continuer à grandir. Ce livre nous prouve que la mort est renaissance et vie.

Ce qu’en dit le psy-en-herbe;

Le psy-en-herbe n’a rien a en dire, il est simplement subjugé par autant de clarté et d’amour. Bravo chère Elisabeth.

 » Nous avons réalisé un projet de recherche en nous imposant comme condition de ne prendre en compte que des aveugles qui n’avaient plus eu de perception lumineuse depuis au moins 10 ans. Et ces aveugles qui ont eu une expérience extra-corporelle et en sont revenus, peuvent vous dire dans le détail quelles couleurs et quels bijoux vous portiez à ce moment-là, quel était le dessin de votre pull-over ou de votre cravate, et ainsi de suite.
Vous comprendrez qu’il ne saurait s’agir là de visions.
Vous pouvez très bien interpreter ces faits si la réponse ne vous fait pas peur.

Mais si elle vous fait peur, vous serez comme ces septiques qui m’ont dit que ces expériences extra-corporelles étaient à considérer comme le résultat d’un manque d’oxygène. Eh bien, s’il s’agissait ici que d’un manque d’oxygène, j’en prescrirais à tous mes aveugles. Comprennez-vous? Si quelqu’un ne veut pas admetter un fait, il trouve mille arguments pour le nier.
Mais ceci à nouveau est son problème.
N’essayez pas de convertir les autres.
Lorsqu’ils mourront, il le sauront de toute manière. « 
p28

 » J’essaie de vous expliquer que le savoir est sans doute utile, mais que le savoir seul n’aidera personne. Si vous n’utilisez pas en plus de votre tête, votre coeur et votre âme, vous n’aiderez personne. Ce sont ces malades mentaux, soi-disant sans espoir, qui m’ont appris cette vérité.
Au cours de mon travail avec des schizophrènes chroniques, des enfants handicapés mentaux ou des mourants – j’ai découvert que chacun d’eux a une finalité.
Chacun de ces malades peut non seulement apprendre et recevoir votre aide, mais il peut même devenir votre maître.  »
p 49, 50

J’avoue vivre cet apprentissage au quotidien avec mes patients ou mes amis ou mes connaissances…

 » Une fillette de douze ans raconte à son père les événements si merveilleux qu’elle avait vécu, lors de sa  » mort « , qu’elle n’avait pas voulu revenir. Ce qui est particulier c’est que son frère était près d’elle et l’avait prise dans ses bras avec amour et tendresse. Après avoir raconté tout cela à son père, elle ajouta :  » la seule chose que je ne comprenne pas est le fait que je n’ai pas de frère « .
Son père se mit alors à pleurer et lui raconta qu’elle avait en effet eu un frère qui était mort à trois mois avant sa naissance. Mais personne ne lui avait jamais parlé. Voyez-vous pourquoi je cite un exemple comme celui-ci ?

Parce que beaucoup de gens ont tendance à dire ; Bien sûr, elle n’était pas encore morte. Et au moment de la mort on pense naturellement à ceux qu’on aime et on les imagine physiquement. Mais cette fillette de 12 ans n’avait pas pu représenter son frère. « p63.

Cet exemple me rappel celui raconté par le père François Brune qui nous explique que nous grandissons aussi dans l’au-delà. Il cite un exemple; des parents ayant perdu un enfant à l’âge de quelques mois à pu entendre la voix du défunt enregistré sur un magnétophone 12 ans après. La voix entendue était celle d’un adolescent.
Le temps existe-il ou pas dans l’au-delà?
Grandissons nous encore dans l’au-delà?

Questions étranges pour un psychologue qui ne possède que des témoignages pour essayer d’entendre la réalité vécue par chacun, cette subjectivité vécue et si difficilement communicable.

 » Le plus important de tout est d’aimer inconditionnellement. La plupart d’entre nous ont été élevés comme des prostituées. C’était toujours : je t’aime  » si  » … Et ce mot  » si  » a ruiné et détruit plus de vies que n’importe quoi sur la planète Terre.
Ce mot nous entraîne à la prostitution, car il nous fait croire qu’avec une bonne conduite ou des bonnes notes à l’école nous pouvons acheter l’amour de soi ou la gratification de soi. Si enfant nous ne faisions pas les volontés des adultes, nous étions punis, alors qu’une éducation affectueuse aurait pu nous faire entendre raison. « 
p128
Continuons maintenant avec une élaboration spirituelle sur le sujet….


Elaborons spirituellement avec Jean à partir du livre
La mort est un nouveau soleil

J’ai toujours soutenu qu’il n’y avait pas d’intelligence sans amour et d’amour sans intelligence.

Ce n’est pas le fruit d’un présupposé mais le résultat d’une longue vie pleine de frustrations, de déceptions, de trahisons et donc de colère. Il suffit d’ouvrir les yeux, de regarder sans fard et de chercher à comprendre les mécanismes qui nous entraînent si loin dans la colère. Psychothérapie, éveil de conscience, yoga intégral?

Il faut saisir honnêtement le résultat final d’une telle dynamique pour laisser enfin l’amour revenir à l’esprit et au coprs. Ils ne procèdent pas de deux mécanismes différents qui, parfois, peuvent trouver un intérêt commun. Mais bien parce qu’il s’agit d’une seule et même entité. Les deux facettes d’une même pièce comme je dis parfois. Cette compréhension d’abord imparfaite ne fait pas de nous des grands penseurs civilisés, des saints ou des anges. Mais elle nous permet de ne plus justifier notre colère comme la meilleure réponse à toutes les agressions du monde.
Assez de ces phrases surfaites: « C’est a cause des terrosistes islamistes, C’est à cause du néolibéralisme global, C’est a cause de la drogue, des jeunes, des suicidés, des radiations électromagnétiques de hautes énergie, … »
Assez de ce bouhaha mental fatiguant et surtout inutile!!! Cette nouvelle compréhension imparfaite, cette nouvelle perception, ce nouveau ressentit nous permet de ne plus croire invariablement que la souffrance est une tragédie, une injustice, qui nous tombe dessus. Nous sommes partie prenante de notre propre souffrance. Nous ne sommes pas les spectateurs désarmés d’une émotion déchirante purement réactive, mais les acteurs plus ou moins conscients de jouer le jeu de cette colère redondante. En fait nous nous nourrissons physiologiquement d’un dose de colère à l’égal d’un steak, frites, salades au diner. Pour revenir au livre, j’ai vécu un état proche de la mort étant enfant. Une expérience puissante dans une entrée volontaire dans la mort. Etrange réaction devant les images télévisuelles de la guerre qu’un enfant ne peut pas comprendre ? Je n’ai pas vécu ces expériences de mort imminente avec une sortie du corps, l’apparition d’un être trépassé ou méconnu ou de quoi que ce soit d’autres. Mais j’ai été saisi par quelque chose de plus grand que « moi ».

Une nouvelle réalité c’est imposée en absence de tout ce qui me permettait d’identifier ma personne : corps, perceptions, émotions, pensées dissoutes instantanément hors de toutes références spatiales ou temporelles. Indescriptible disparition de la réalité connue et identifiée comme telle. A la lumière de cette expérience et avec le temps, je comprends que l’instant présent, l’ici et maintenant, est la seule réalité tangible de mon existence d’homme de la quarantaine. Le reste appartient au travail du mental qui s’actualise inlassablement dans le maillage étroit de la mémoire. Le passé qui n’est déjà plus, l’instant de le dire et le futur qui n’est pas encore est la seule alternative du mental pour péréniser ses éphémères constructions. C’est a partir de là que l’on peut dire que nous vivons dans une illusion, une représention du monde réel. La conscience n’est pas ce que nous croyons. Le mental ne peut survivre que dans un mouvement incessant et fulgurant de sa représentation, créée dés les premières évolutions du complexe cérébral, enrichit par la suite. C’est un processus naturel mais elle ne traduit pas la réalité de la conscience. Satprem dira qu’il faut pénétrer jusqu’au mental des cellules. Tout ce qui vit est conscient, mais tous les êtres vivants n’ont pas le même système nerveux et cérébral. Le temps et l’espace appartient au mental, la conscience ne s’inscrit pas dans cette logique. Elle est dans la présence des choses comme dans son absence, dans le plein comme dans le vide, dans le bruit comme dans le silence. Ce qui n’est pas le cas du mental qui a besoin de se raccrocher à ce qui l’a fait naître. L’amour tel qu’on l’entend habituellement n’est que le résultat d’un formidable jeu de réactions du mental. Il ne sait que prendre ou donner pour recevoir, avoir. L’Amour, c’est autre chose. Avoir est sans signification pour elle qui ne sait qu’être. Le soleil ne brille pas uniquement pour les gentils, il ne brille pas pour avoir une stèle qui le divinise. La conscience et cet autre Amour qui en découle, que nous tentons de traduire, est semblable au soleil qui brille. On peut tenter de le comprendre mais c’est Tout! Toutes tentatives de compréhension est vouée à l’échec si on opère cette tentative dans le cadre d’un mental uniquement tourné vers les phénomènes extérieurs dans lesquels nous nous incluons complètement. Ce travail là est un travail de nettoyage nécessaire, indispensable, pour oser l’impensable… essayer d’appréhender le réel. Mais comment? quelles clés? quels outils? quels chemins? Se tourner en soi pour commencer à saisir sa présence et son effet. Ce n’est surtout pas un repli sur soi. C’est tout le contraire, c’est la prise de conscience progressive que tout ce qui est n’est rien d’autre que soi. Dit autrement, je suis une infime partie de l’univers, mais l’univers est ma totalité. L’univers existe sans moi, mais je n’existerais pas sans l’univers. La conscience est là sans mon mental, mais mon mental ne pourrait exister sans la conscience. Difficile à comprendre? Normal, c’est le paradoxe qui sépare le relatif de l’absolu, la réalité et le réel. Le saut évolutif qu’il est difficile de réaliser. Un éveillé ne peut pas dire qu’il a compris, il ne peut qu’être son éveil. Et dés qu’il tente de décrire son expérience à l’aide de son mental, le réel est déjà évanouit… Voilà pourquoi les homo sapiens sapiens on décrit des dieux « tout puissant et totalement inaccessible ». La pensée spirituelle à l’égal de la pensée religieuse sont des tentatives naturelles de décrire le réel. Amitié Jean

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