La Connaissance Interdite

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La Connaissance Interdite

La Connaissance Interdite
Affronter les blessures de l’enfance dans la thérapie.

L’auteur ; Alice Miller

L’éditeur ; Aubier en 1990 pour l’édition Fr.

Ce qu’en dit l’éditeur;

« Il n’est pas vrai, écrit Alice Miller que le mal, la destruction, la perversion fassent nécessairement partie de l’existense humaine, même si on le répète sans arrêt. Mais il est vrai que le mal se reproduit sans cesse, et qu’il engendre pour des millions d’êtres humains un océan de souffrance qui pourrait aussi être évité. Lorsque sera levée l’ignorance résultant des refoulements de l’enfance, et que l’humanité sera réveillée, cette production du mal pourra prendre fin. »

Mais comment lever cette ignorance, comment accèder, chez l’adulte, à l’enfant blessé en lui, sans bloquer sa parole par les exigences morales ou les visées éducatrices dont la psychanalyse est restée prisonnière?

Après avoir examiné, en professionnelle avertie, l’éventail des thérapies existantes, Alice Miller à fini par trouver ce qu’elle cherchait dans la méthode mise au point par un thérapeute suisse. Elle en a vérifié sur elle-même l’efficacité, et voudrait aujourd’hui transmettre aux patients et aux thérapeutes ce qu’elle à personnellement expérimenté: grâce à cette méthode, et avec l’aide d’un « témoin lucide », tout être humain peut, s’il le veut et selon ses possibilités, ressentir en lui l’enfant réduit et de se libérer des conséquences des blessures qu’il a subies jadis.

Ce qu’en dit le psy-en-herbe;

Voilà une grande pointure dans l’art de bousculer les gens. A mes yeux Alice Miller est une pure aventurière de sa conscience. Elle dit ce qu’elle sent vrai, peut importe le prix pour l’entendre. Et ça fait mal par là où sa passe. Car Elle dit clairement que tous les criminels sont des enfants abusés et violentés. Tout abuseur abusera si la connaissance de La réalité de son vécu lui est cachée. Quand la personne ne sait pas consciemment ce qu’elle à subit, elle reproduit la souffrance sous la forme d’un réflexe conditionné. Un réflexe psychique mais un réflexe tout de même. Pourquoi oublie-nous les premières années de notre vie?

Elle casse d’une manière iconoclaste les psychanalystes qui enlisent leur pratique dans une mentablisation excessive. Alice miller est positivement iconoclaste, une vraie libératrice de la vérité émotionnelle.
On sent dans ce livre qu’elle affronte sa colère intérieur et qu’elle fait en sorte de la canaliser pour qu’une réparation soit possible. Quelqu’en soit le prix;  » Car c’est uniquement lorsqu’on commence à ressentir ses souffrfances passées avec la sensibilité d’un enfant, à les appréhender avec le savoir de la victime que l’on peut se libérer de l’identification avec l’action destructrice des parents et rompre la chaîne des répétitions. Car c’est alors seulement que l’on peut véritablement condamener cette action destructrice. » p.192

Il est donc question de pratiquer la régression analytique le plus loin possible et de préférence d’explorer le vécu entre le moment de la conception à l’âge de 3 ans. Pq 3 ans? Parce que c’est l’âge où l’enfant sait parler avec des phrases grammaticalement adéquates et que son Moi est constitué.

En deça de cet âge le vécu des parents EST exactement le même que le vécu de l’enfant. Car l’enfant se nourri de l’entièrete de ses parents, lui prend TOUT. Il prend tout, y compris les conflits et problématiques générationnelles non résolues par ses parents.


Un autre thème fort de ce livre est la révélation des mécanismes de défense employés par les psychanalystes et autres travailleurs sociaux. Le Déni et le refoulement sont des mécanismes mentaux utilisés par les professionnels alors qu’ils se croient « au dessus de la mélée » émotionnelle.
En Page 206, elle écrit avec raison, Oh combien raison!; « Les travailleurs doivent se demander à propos de chaque cas particulier dans quelle mesure celui qui offre son aide est capable de supporter la vérité et jusqu’à quel point il est susceptible d’accompagner dans sa démarche un ancien enfant maltraité. » Il m’arrive trop souvent de voir des travailleurs sociaux (psychologues et assistants sociaux) être complètement aveuglé face à une situation dramatique. Ils sont alors incapable de fournir un accueil adéquat aux demandeurs d’aide.

Il s’agit là d’un pénible constat mais il faut avoir la force de constater que les individus derrière leur titre sont bien souvent des êtres blessés qui cherchent à réparer les problèmes des autres aux lieux de faire face aux leurs. « Se sont les cordonniers les plus mal chaussés » nous révèle le dicton populaire.

Le livre est aussi une belle réflexion et une belle gifle lancée à la face de certains psychanalystes. Qu’elle belle opportunité pour se remettre en question.

Lorsque j’étais étudiant, j’ai lu ce livre et je me suis dit ; « Cette femme est vraiment enragée ». Aujourd’hui, après quelques 10 ans de pratique, je vais clairement dans son sens. Le site du psy-en-herbe possède aussi cette vision iconoclaste. Car dès qu’une pratique « se fige » elle devient une religion et à ce moment là les gens sont enfermés dans des concepts bornés et bornants. Et comme les thérapeutes, ne sont pas toujours aussi bienveillants que l’on croit attention aux dépendances longues durées avec votre psy!!!


La technique qu’elle a découvert en 1988 est ; le cri primal inventé et développé par Arthur Janov. Elle a continué l’élaboration de cette pratique par des enquêtes et ses propres expériences pour y apporter sa touche féminine, musclée mais quand même féminine.


Elle décode très clairement le mécanisme de l’identification à l’agresseur. Lorsque l’on est un enfant pris dans un acte traumatisant, l’agresseur nous impressionne tellement = L’hyper sécretion de l’hormone du stress « surstimule » la fonction de mémorisation. Donc l’enfant se sent imprégné massivement de l’intérieur de la présence de l’autre, il est alors violé psychiquement. Car l’espace de cet instant, l’enfant se vit comme s’il était l’agresseur entrain de le violenter. A ce moment, et soulignons le, dans l’état second si type de la terreur, l’enfant devint à la fois, l’agresseur et l’agressé.

Voilà pourquoi, il est nécessaire de repasser par le revécu de terreur, le revécu de l’état second si typique, pour pouvoir laver la blessure et ainsi la guérir. Guérir la plus grande source pathogène de notre organisme, notre cerveau. Car avouons qu’il nous faut payer un lourd tribut à l’utilisation de notre si merveilleur cerveau.


A ce mécanisme vient se cumuler un autre qui dit qu' »il vaut mieux agir sur » que d' »être régit par ». Le psychisme pour se protéger et survivre face aux événements traumatisants fait un terrible sacrifice, il s’imagine qu’il est celui qui agresse plutôt que celui qui subit. A ce moment de l’horreur, il n’y a plus de frontière, nous dit Satprem. Il a subit la torture de la Gestapo pendant le seconde guerre mondiale. Cette non-frontière sauve un peu les deux protagonistes. Le bourreau se victimise et donc survit à son acte de destruction pure. Et la victime se vit comme le bourreau pour avoir l’illusion de croire qu’il maîtrise encore une once de son destin.


Si vous aimez les vérités crues et brûlantes, ce livre est pour vous,;^)

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